Paris, le 7 avril 2010


 

 





En Bref...

- Les femmes sont plus susceptibles que les hommes d’acheter des produits «verts» : 82 % des Françaises et des Anglaises, près de 70 % des Espagnoles et des Italiennes et 60 % des Allemandes

- 62% des Françaises et 66% des Italiennes seraient prêtes à payer jusqu'à 10% de plus pour des produits de fabrication biologique

- Top 3 des «éco gestes» du quotidien : tri des déchets (90% des Anglaises), éteindre la lumière quand on quitte une pièce (92% des Françaises) et l'économie d'eau en fermant les robinets (87% des Allemandes)

- 40% des Françaises attendent que le gouvernement légifère rapidement sur la question de l'écologie, 76% des Italiennes et 65% des Allemandes pensent que c'est "son devoir d'aider les particulier à agir pour l'environnement".

- 77% des Françaises, 65% des Espagnoles et 70% des Italiennes se disent suffisamment informées sur les enjeux écologiques actuels.

 



La protection de l'environnement, ça représente quoi au juste pour les Européennes ? Une cause perdue ? Un effet de mode ? Un enjeu stressant ? Et bien non, pour la majorité des sondées, c'est une urgence !
48% des Françaises, 66% des Espagnoles pensent qu'il est vraiment grand temps d'agir. Toutes concernées, toutes actives : c'est beau, et c'est nouveau.

Et toi chéri ?
A la maison, force est de reconnaître que ce sont les femmes qui sont les plus susceptibles d’acheter des produits «verts» : 82 % des Françaises et des Anglaises, près de 70 % des Espagnoles et des Italiennes et 60 % des Allemandes... Cela correspondrait-il aussi au fait que ce sont les femmes qui s’occupent majoritairement des tâches ménagères... Messieurs, activez-vous !


L’avis de Sandrine Bélier :

"Sur la dernière décennie, la question environnementale était importante, mais le fait de considérer qu’on a un vrai problème auquel il faut répondre est assez nouveau. Ceci est lié à la médiatisation très forte d’événements en rapport avec l’environnement : les catastrophes naturelles, l’interdépendance entre économie et environnement, la baisse voire disparition des ressources naturelles... Vous combinez ça avec l'augmentation du coût de l'essence, du gaz, et voilà ! Les gens voient concrètement les conséquences du changement climatique dans leur quotidien et sont donc beaucoup plus concernés. Ils prennent ça en pleine face. Il n'y a qu'à voir la catastrophe Xynthia en France hier, ou les coulées de boue extraordinaires en Espagne."



Le prix de l'engagement

Le bio, toujours à la mode, ne parvient pourtant pas à se défaire de son étiquette "trop cher" pour 33% des Françaises et 38% des Italiennes. Pourtant, elles sont respectivement 62% et 66% à déclarer être prêtes à payer jusqu'à 10% de plus pour des produits de fabrication biologique !

Côté conso, l'achat de produits écolo semble être entré dans les mœurs pour les secteurs de l'alimentation (72% des Allemandes), des produits ménagers (73% des Françaises) et des cosmétiques (46% des Anglaises). Ce sont, pour la majorité des Européennes, les secteurs qui font le plus d'efforts en matière de développement durable et à qui elle font confiance. En revanche, les secteurs pharmaceutique, pétrolier ou aérien font partie de ceux qui ne s'investissent pas assez dans l'écologie, et à qui sont décernés les mauvais points. 


L’avis de l’expert :

"On voit que la citoyenne européenne est prête à payer plus cher pour les produits bio. Mais elle ne le fait pas sytématiquement. Il faut donc faciliter l'accès à ces produits en informant et en donnant la possibilité de choisir.
Et selon moi, c'est aux distributeurs de jouer un rôle clé. Déjà, en insérant des produits écolos dans leurs rayons, au même titre que les marques ou produits discount. Ensuite, en appliquant la politique de l'étiquetage : indiquer le maximum d'infos sur la provenance du produit, le nombre de km parcourus, la présence ou non d’OGM, s'il s'agit d'agriculture bio ou intensive, etc. Et vous verrez que le consommateur choisira d'emblée le produit le moins impactant pour la Planète !
En Allemagne, cela fait un moment que le bio est entré dans les magasins discount, et le Royaume-Uni l’a intégré dans les supermarchés. Et les résultats sont là ! Alors que dans les 3 autres pays, c’est essentiellement dans les magasins spécialisés et en vente directe. Il ne faut pas s'étonner que ça marche moins bien."



Si hier encore, on parlait d'éco-gestes, on parlerait plutôt aujourd'hui d'éco-réflexes tant ces actions sont devenues naturelles dans le quotidien ! Et sur le podium, on trouve le tri des déchets (90% des Anglaises), éteindre la lumière quand on quitte une pièce (92% des Françaises) et l'économie d'eau en fermant les robinets (87% des Allemandes). Un quasi carton plein. 
En revanche, changer de mode de vie... ce n'est pas pour tout de suite. Seules 6% des Françaises et des Anglaises seraient prêtes à troquer leur voiture pour le vélo !

L’avis de l’expert :
"Je trouve que ces chiffres reflètent très bien la réalité. Ces 3 éco-gestes sont entrés dans le quotidien des Européennes. Pourquoi ? Car c'est ce qu'on appelle des actions passives. Elles ne demandent pas qu'on bouleverse son mode de vie. De plus, ce sont des comportements écolo qui contribuent à faire des économies financières, visibles directement dans le porte-monnaie. Car si on ne voit pas tout de suite l’impact pour la Planète, on voit l’impact sur la facture.
En revanche, pour tous les actes écolo actifs, qui exigent un changement individuel comme renoncer à la voiture pour les transports en commun, ou acheter local sur les produits de conso, il faut montrer l'impact. Les gens agissent quand ils voient les résultats. Et quand cela est moins visible, il faut accompagner (comme pour le tri des déchets) et surtout offrir un choix. On ne peut pas dire à quelqu’un d’abandonner sa voiture si on n’a pas mis en place un service de transports en commun digne de ce nom, qui présente des avantages, écologiques, et aussi financier
s."



Autre tendance remarquée à l'échelle européenne : tous les pays interrogés s'accordent à dénoncer le peu d'implication des puissances mondiales à l'égard de l'écologie (de 40% en Allemagne à 61% en France). Et selon les répondantes, cette absence de politique commune est plus préoccupante que le réchauffement climatique ou la pollution en elle-même. Alors mesdames et messieurs les dirigeants, agissez !

L’avis de l’expert :

"Le peu d’implication des puissances mondiales ? C’est l’effet Copenhague !
Pour la 1re fois, l’ensemble de la presse européenne a fait ses Unes sur un sommet mondial écologique. Pour la 1re fois, ces réunions qui n'intéressaient personne, qui étaient faites dans la confidentialité, ont été relayées. Et pour la 1re fois, il y a eu une mobilisation citoyenne énorme. Tout cela a changé les mentalités ! Et l’échec des dirigeants du monde à se mettre d’accord pour sortir de la crise climatique a beaucoup déçu, à proportion égale avec l'attente que l'événement avait générée."


Pour 40% des Françaises, le gouvernement doit "légiférer rapidement sur la question de l'écologie", pour 76% des Italiennes et 65% des Allemandes c'est "son devoir d'aider les particulier à agir pour l'environnement".

Les énergies renouvelables sont et demeurent la préoccupation n°1 en matière d'écologie. Pour la majorité des répondantes, c'est sur ce point que le gouvernement doit agir en priorité (pour 81% des Italiennes, 80% des Anglaises, 73% des Françaises !).

De plus, dans le peloton de tête des aménagements que les Européennes seraient prêtes à faire pour une maison plus "verte", on trouve les panneaux solaires, suivis par la récupération des eaux de pluie. Enfin, 29% des Anglaises sont inquiètes de la diminution galopante des ressources naturelles. Ça tourne à l'obsession ?


L’avis de l’expert :

"On a longtemps cru que les ressources étaient inépuisables, et on a développé tout notre système économique dessus ! Le vêtement, le gaz, le pétrole, la nourriture, les médicaments… Et depuis quelques années, on découvre que ce n’est pas le cas, et il faut repenser tout notre système. Le message a été passé avec beaucoup d’informations et de pédagogie par les ONG, et il semble reçu, car je reste convaincue qu'en informant, les choses changent, les chiffres le prouvent.
A cela s'ajoute le coût : moins il y en a, plus c'est cher. L'augmentation du prix du gaz explique l'inquiétude des citoyens."

"Il faut également noter que l'Allemagne et l'Espagne sont les deux pays moteurs pour les éoliennes et les énergies renouvelables. En France et en Italie, on a un vrai travail à faire ! Et sans attendre la création d'énergies propres, on peut commencer par appliquer le principe de sobriété écologique en réduisant tout simplement notre consommation."



Un gouvernement qui aide les éco-citoyens
Pour la majorité des répondantes, le gouvernement doit soutenir les citoyens qui respectent la Planète. Comment ? En versant une aide financière aux particuliers qui investissent "vert" dans les voitures hybrides, les panneaux solaires etc. (un souhait pour 77% des Anglaises, 72% des Italiennes, 62% des Françaises !). A l'inverse, 53% des Anglaises et 56% des Espagnoles sont favorables à l'instauration de taxes aux pollueurs, qu'il s'agisse de particuliers ou d'entreprises.

L’avis de l’expert :

"Ce sont des résultats impressionnants dans la prise de position ! Car finalement, on se retrouve quand même avec des Européens majoritairement favorables à la contribution Climat Energie !
Instaurer une taxe pour les pollueurs avec un reversement ciblé pour des achats qui permettent de réduire notre impact sur la Planète, dans le but d'encourager les comportements vertueux, c’est exactement le mécanisme du programme Climat Energie. Et pourtant, à ce jour, seuls l’Allemagne et le Royaume-Uni ont mis en place une taxe carbone ou assimilée. Il n’y a pas d’hostilité à ce qu’on ait des réglementations plus contraignantes. Alors pourquoi ne pas agir davantage ?"


Et au lendemain de l'abandon de la taxe carbone par le gouvernement, la question est au cœur du débat...

Je zappe, je surfe et je m’informe «écolo»
Cet engagement massif constaté et ses attente d’actions concrètes de la part des gouvernements s'expliquent aussi par le rôle des médias, de plus en plus impliqués. Ainsi, 77% des Françaises, 65% des Espagnoles et 70% des Italiennes se disent suffisamment informées sur les enjeux écologiques actuels.
En pole position : la télévision (68 % des Allemandes, 67 % des Espagnoles, 47 % des Italiennes) et Internet (39 % des Italiennes et des Anglaises, 38 % des Françaises), semblent les médias les plus adaptés pour s’informer et notamment connaître les actions des marques en matière d’écologie.

L’avis de l’expert :

«L'information est un enjeu fondamental : c'est ce qui permet de transformer la conviction en passage à l'acte car les gens savent comment faire. C'est un engagement que j'ai inscrit dans le Grenelle. Eduquer et sensibiliser les gens au développement durable, en inscrivant ce rôle dans le cahier des charges des médias.»




Sandrine Bélier

Eurodéputée d'Europe Ecologie (tête de liste Grand Est), Sandrine Bélier a dirigé l'association France Nature Environnement pour laquelle elle a mené les négociations du Grenelle. Elle est également juriste en droit de l'homme et droit de l'environnement.

 



A propos d’auFeminin.com

Détenu à 82% par le groupe Axel Springer, le groupe auFeminin.com est le n° 1 de l’audience féminine dans le monde, et est présent en France, Allemagne, Royaume-Uni, Belgique, Espagne, Italie, Pologne, Suisse, Canada, Maroc, et Vietnam. Son audience s’élève à 30,1 millions de visiteurs uniques(1).
Le groupe exploite le premier réseau de sites féminins qui comprend :
- auFeminin Brand : les sites auFeminin.com déclinés par pays (20,3 millions de visiteurs uniques(1) pour l’ensemble des sites), les sites Marmiton et 7 autres sites féminins édités par le groupe : SantéAZ, Onmeda, Teemix, Joyce, Voyage bons plans, MyBeautyCase et Bildderfrau.
- auFeminin Partners : blogs et sites féminins dont l’audience de 3,4 millions de visiteurs uniques(2) est commercialisée par le groupe auFeminin.
Le groupe développe et commercialise également SmartAdserver, le 1er serveur de publicité indépendant en
Europe.
Le groupe a réalisé en 2009 un chiffre d’affaires de 28,8 M€.
auFeminin.com est cotée au compartiment C de NYSE-Euronext Paris (ISIN : FR0004042083, MNEMO : FEM).

(1)source : ComScore décembre 2009
(2)source: SmartAdserver décembre 2009

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